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Historique du marais
Le marais de la Rivière aux Cerises doit son existence à la construction d’un barrage artificiel en 1797. Commandé par Ralph Merry III, considéré plus tard comme le fondateur de la Ville de Magog, ce barrage hydraulique a été construit sur le côté nord de la Rivière Magog, elle-même située au nord-est du Lac Memphrémagog. Ce barrage visait à hausser le niveau de l’eau pour faire tourner des moulins à farine, à scie et à cardes. Le niveau d’eau s’élevant sans cesse, les terres humides longeant la Rivière-aux-Cerises ont couvert de plus en plus de territoire.
La construction en 1897 d’un second barrage pour la production d’hydroélectricité a accru et doublé la superficie de ce qui portait désormais le nom de « Marais ». La voie ferrée reliant Magog à Waterloo et traversant le Marais dut alors être fermée et déplacée près de la route 112. Toutefois, les remblais utilisés pour sa reconstruction ont contribué à hausser de nouveau le niveau d’eau sur le territoire du Marais. La création en 1920 d’un troisième barrage hydroélectrique par la Dominion Textile a également contribué à faire augmenter le niveau d’eau. C’est au début des années 1930 que le marais de la Rivière aux Cerises atteint son niveau d’eau actuel.
Ce riche écosystème joue un rôle écologique très important. Véritable rein du Lac Memphrémagog, le marais de la Rivière aux Cerises agit comme un filtre purificateur des eaux régionales. Signalons ici que le Lac Memphrémagog approvisionne en eau potable les villes de Magog et de Sherbrooke, soit environ 140 000 Estriens. Le Marais, dont l’effet purificateur a un impact considérable sur la qualité des eaux le traversant, est aussi un des écosystèmes les plus fragiles de la région.
En effet, le Marais est situé dans une zone névralgique des développements récréo-touristiques et urbains de la région. Il subit depuis longtemps de fortes pressions. Des terrains situés aux abords du Marais (près du chemin Roy) ont été utilisés comme dépotoirs entre 1950 et 1971. Depuis 1930, 30% des terres humides constituant le Marais ont été usurpées par diverses constructions. Encore aujourd’hui, les activités humaines et divers projets de développement exercent de fortes pressions sur l’intégrité du Marais.
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